HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    Les conditions météorologiques en France laissent prévoir des vendanges précoces, on s’attend même à récolter les premiers muscats au début d’août à Fitou. Les estimations initiales indiquent une récolte légèrement inférieure à 2014 mais supérieure aux années précédentes qui avaient été plus difficiles. La sécheresse peut néanmoins affecter plusieurs régions et obliger à revoir ces chiffres à la baisse. Il est trop tôt pour évaluer la qualité du millésime 2015 puisque les dernières semaines avant les vendanges sont critiques à cet égard. Par contre, la canicule estivale fait penser à celle de 2003 et il ne faudra donc pas s’attendre à des vins de longue garde.

    Au début de septembre, ce sera la 22ème édition de la Fête des vendanges Magog-Orford ! Vous aurez 5 jours pour découvrir les vins, cidres, boissons alcoolisées et autres spécialités gourmandes de plus de 100 producteurs du Québec. Hippovino est très fier de vous annoncer en primeur son partenariat avec cette superbe Fête et de vous y inviter à venir nous rencontrer à notre kiosque.

    D’ici là, visitez la page Fête des vendanges de notre site. Celle-ci contient des liens pour vous informer, préparer votre visite et acheter vos billets. Nous travaillons à préparer la liste complète des vins, cidres et autres boissons alcoolisées qui seront présentés à la Fête des vendanges et vous pourrez bientôt la consulter sur hippovino.com.

    Comme nous l’écrivions dans l’article « Ancien ou nouveau monde du vin, affaire de géographie, vision ou style? », c’est d’ailleurs une des différences majeures avec l’ancien monde, axé sur les appellations géographiques. Nous avons donc décidé d’en parler davantage. On entend souvent parler des cépages « internationaux », ce sont les cépages les plus populaires qui ont été plantés dans de nombreux pays. Pour les rouges, ce sont principalement le cabernet sauvignon, le merlot (deux classiques de Bordeaux), le pinot noir (emblématique de la Bourgogne) et la syrah (de la vallée du Rhône, aussi appelé shiraz dans d’autres pays). Pour les blancs, on retrouve surtout le chardonnay bourguignon, le sauvignon blanc bordelais, le riesling allemand (et aussi alsacien) et le pinot grigio italien (qui est aussi le pinot gris d’Alsace).

    La nouvelle vineuse de la semaine est incontestablement le classement des vignobles de Champagne et de Bourgogne au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. Le prestige de ces fabuleuses régions viticoles en est ainsi renforcé, à une époque où la France du vin se cherche un peu. L’apparition de nouveaux pays producteurs, l’évolution des consommations, en croissance dans le nouveau monde et en baisse dans l’ancien, les réglementations sur la consommation d’alcool, sont autant de défis pour la filière viticole. Dans ce contexte, le classement par l’Unesco est une preuve que la tradition a encore sa place. Les mots sont d’ailleurs importants. En Bourgogne, on a classé « les climats », c’est-à-dire ces 1247 parcelles de vignes au terroir et à la climatologie particulières. En Champagne, ce sont les coteaux, maisons et caves de Champagne qui sont reconnus, incluant ainsi les producteurs. Dans les deux cas, le principal impact de cette nouvelle sera sur l’œnotourisme, qui connaîtra une croissance importante. Souhaitons que nos cousins français sachent faire évoluer leur offre à ce niveau, pour l’instant très inférieure à ce qui se fait de mieux, par exemple en Californie.

    Certes, le Canada n’apparaît pas dans les grands pays producteurs de vin dont nous avions parlé dans notre billet « 2014 : Production et consommation de vin, on brasse les cartes.» Nous sommes plutôt un pays importateur de jus de raisin fermenté, le 4e au niveau mondial. Cependant et malgré un climat a priori peu propice, plusieurs provinces canadiennes se sont lancées dans la viticulture. Le sud de l’Ontario et la Colombie-Britannique sont en tête, autant pour le volume que pour la qualité des vins produits. Il faut dire que leur climat est nettement plus doux et permet l’utilisation des grands cépages internationaux. L’offre de la SAQ est malheureusement très limitée pour les produits de ces deux provinces. Il serait donc souhaitable pour les consommateurs d’ici que le Québec imite la Nouvelle-Écosse et permette la commercialisation directe de vin entre les provinces canadiennes. Affaire à suivre.

    Pour la Fête nationale du Québec, plusieurs voudront exprimer leur fierté nationale en ouvrant une bouteille de vin d’ici. Pour l’occasion, nous avons donc commencé à ajouter des vins du Québec sur notre site et deux d’entre eux vont figurer dans notre sélection de la semaine.

    Malheureusement, il y a encore beaucoup de gens pour se poser la question : les vins du Québec méritent-t-ils qu’on s’y intéresse? Pour nous, la réponse est un grand oui ! En effet, même si notre histoire viticole est nettement plus courte que celle des pays d’Europe ou même du nouveau monde, les dernières années ont montré une amélioration de qualité remarquable. Nous en avons d’ailleurs parlé l’an dernier dans nos articles : Vins du Québec, un avenir prometteur – partie 1 et Vins du Québec, un avenir prometteur – suite et fin.