HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    La SAQ vient de déposer son rapport annuel pour l’année écoulée et les performances sont à la hausse. Après une année 2013-2014 plus difficile marquée par le ralentissement économique qui avait malmené l’ensemble du commerce de détail au Québec, on est revenu à une hausse des ventes, autant en valeur qu’en volume, et à une croissance des bénéfices. Nous avons donc bu près de 200 millions de litres de vins, cidres ou alcools, le Québec avait soif. Et les 1.6 milliards de dollars de bénéfices seront bien utiles aux coffres de l’État.

    Comme le souligne bien Marc André Gagnon dans son article, deux autres faits sont marquants dans ce rapport. D’une part, on note l’augmentation plus forte des ventes en épicerie qu’en succursale. Les consommateurs ont de moins en moins de temps et diminuent le nombre d’endroits où s’arrêter. Il faudrait donc songer à proposer des produits de meilleure qualité dans ce canal en développement.

    La Fête des Vendanges Magog-Orford est une bonne occasion pour faire le tour des producteurs du Québec, et pas seulement des vignerons. En effet, les vins d’ici ne sont pas les seules boissons alcoolisées intéressantes à provenir de notre terroir. Il y a plusieurs cidriculteurs très talentueux au Québec et une bonne dégustation s’impose. Nous venons d’ailleurs d’ajouter une section cidres sur le site Hippovino, afin de faciliter vos choix.


    Voici les catégories de cidres les plus courantes. Tout d’abord, les cidres tranquilles, c’est-à-dire sans bulles, du jus de pomme fermenté tout simplement. Si on y ajoute des bulles par gazéification, comme pour les boissons gazeuses, cela donne des cidres pétillants. Si on obtient les bulles en effectuant une seconde fermentation, le résultat est un cidre mousseux (c’est le même principe que le vin mousseux).

    Les vendanges sont lancées en France depuis plusieurs jours. Dans le Beaujolais, c’était lundi dernier et dans de nombreux vignobles, ce sera la semaine prochaine. En raison de la canicule estivale, c’est un peu plus tôt que la moyenne, mais sans rien de véritablement exceptionnel. C’est plutôt un millésime hâtif qui ressemble à l’année 2005. Selon les prévisions, la quantité produite sera légèrement inférieure à l’an dernier en raison de la sécheresse extrême qui a affecté plusieurs régions. Cette baisse de production sera donc régionale et affectera particulièrement le Beaujolais, la Bourgogne, la Champagne et, dans une moindre mesure, l’Alsace. En revanche, la production du Languedoc sera en légère hausse.

    Notre infolettre du 15 juillet dernier parlait des cépages internationaux, ceux qui sont les plus populaires et qui ont été plantés dans de nombreux pays. En France, il existe aussi des cépages qui sont plantés dans une seule région, en voici quelques exemples : le melon de Bourgogne pour le Muscadet, la jacquère, la roussette et la mondeuse en Savoie, le savagnin, le poulsard et le trousseau dans le Jura, le tannat pour le Madiran, le carignan et le terret dans le Languedoc, le sylvaner en Alsace. On pourrait aussi ajouter l’aligoté de Bourgogne, le sémillon et la muscadelle du bordelais, même s’ils sont cultivés sporadiquement à quelques autres endroits.

    Le monde du vin est passionnant et je suis toujours fasciné par le nombre de sujets intéressants à développer le concernant. Par contre, c’est aussi un monde de controverses sans fin, comme si nombre de producteurs, de sommeliers ou de dégustateurs n’imaginaient pas qu’il puisse exister des gens avec une vision différente de la leur. Cette semaine, la presse anglophone s’est déchirée entre amateurs de vins puissants et ceux qui préfèrent les vins plus frais. Le problème, à mon sens, n’est pas d’aimer un type de vin ou un autre, mais plutôt dans le dénigrement systématique de ceux qui ne pensent pas la même chose.