HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    Le monde du vin n’échappe pas aux modes. Il y a quelques années, elle était aux vins boisés. Aujourd’hui plusieurs sommeliers saupoudrent de propos méprisants tout ce qui a été élevé en barrique ou les consommateurs qui osent réclamer un vin au boisé apparent.

    Comme toujours, ces deux extrêmes sont aussi ridicules l’un que l’autre. L’élevage en fût de chêne permet d’assouplir les tanins anguleux de certains cépages rouges, d’arrondir l’acidité mordante de certaines cuvées de blanc et d’ajouter à la richesse de saveurs de nombre de vins. Le bannir signifierait diminuer radicalement la variété qui nous est offerte.

    A priori, on pense tous que vie princière est synonyme de banquets arrosés des plus grands crus. Justement, cette semaine, deux articles ont détaillé plus précisément quels vins accompagnaient certaines agapes royales. Voyons un peu.

    Le Prince William et sa charmante épouse ont reçu le président chinois Xi Jinping à Buckingham Palace. Ils lui ont servi un mousseux anglais à 46 $, un Bourgogne à 60 $, un porto à 90 $ mais aussi un Château Haut-Brion, un Bordeaux à plus de 1200 $ la bouteille. La couronne britannique ne lésine donc pas sur les grands vins.

    Oui, c’est une nouvelle ! En France, la proportion de buveurs de vin était en baisse constante depuis plusieurs années. La dernière étude de France Agri-Mer indique que la tendance s’est inversée en 2015. La France compte maintenant 16 % de buveurs réguliers, 51 % de buveurs occasionnels (1 ou 2 fois par semaine ou moins) et 33 % d’abstinents.

    On remarque aussi que les français boivent de moins en moins de vin à table mais de plus en plus à l’apéritif. Il faut dire que les repas traditionnels à la française sont en recul.

    Cette année, les vignerons du Beaujolais se sont carrément révoltés contre les prix offerts par les négociants. Non seulement ils ont manifesté dans les rues, mais ils ont menacé de ne pas vendre leur récolte, ce qui aurait pu bloquer les exportations de Beaujolais nouveau, dont l’échéance approchait dangereusement. Finalement, un compromis de dernière minute a permis de dénouer l’impasse avec un prix minimum de 200 €/hectolitre

    Dans les échanges que j’ai pu avoir avec vous durant la Fête des vendanges, la question des accords mets-vins est apparue comme importante. Nous en parlons déjà régulièrement, notamment dans nos recommandations de vins de la semaine ici sur HippoVino Hebdo ainsi que sur le blogue. Par contre, les fiches du site Hippovino ne contiennent pas encore une section spécifique sur les accords. Cela figure dans nos plans de développement mais nous avons aussi de nombreux autres éléments à ajouter au site et il vous faudra donc patienter un peu.

    Notre série de textes sur les cépages continue. Le 15 juillet dernier, nous parlions des cépages internationaux, le 19 août, des cépages régionaux et aujourd’hui, c’est le tour des cépages hybrides. Le terme a malheureusement une connotation négative mais il s’agit en fait de variétés de vignes obtenues par croisement et sélection, comme la majorité des vignes cultivées aujourd’hui. Leur particularité est une meilleure résistance au froid et/ou aux maladies.