HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    D’un côté, on entend parler d’études scientifiques prouvant qu’une consommation modérée de vin est bonne pour la santé. La dernière en date est celle relatée dans ce billet de blogue, qui dit que les aliments riches en flavonoïdes, dont le vin rouge, réduisent les risques de pathologies telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires ou les troubles érectiles.

    D’un autre côté, des médecins remettent en question la notion de consommation modérée et souhaitent radicalement diminuer les quantités communément admises à l’heure actuelle. Les amateurs de vin crient au retour de la prohibition, ce qui est certainement un peu exagéré, mais la position des tenants du risque zéro pour la santé est tout aussi ridicule.

    C’est un article du New York Times paru il y a quelques jours qui m’a ouvert les yeux. Parmi les 52 destinations à visiter absolument en 2016, il n’y en a pas moins de 8 pour lesquelles le mot « wine » apparaît dans la liste des éléments importants. De plus, la destination numéro deux est Bordeaux et c’est relié à l’ouverture de la Cité du vin, prévue pour le mois de juin prochain.

    En rétrospective, 2015 nous a déjà donné la nomination des Climats de Bourgogne et des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Tout ceci démontre on ne peut plus clairement que l’intérêt pour le vin va bien au-delà de questions comme « quelle bouteille acheter pour boire avec un spaghetti bolognaise.»

    Oui, bien sûr, il y a le climat difficile pour la vigne, il y a une réglementation complexe et tâtillonne, sans oublier les défis de devoir vendre ses produits à un monopole d’État. Bref, les vignerons du Québec ont beaucoup de mérite à réussir à vous vendre du vin dans un tel contexte.

    Les ventes à la SAQ ont été particulièrement pénibles à propulser, mais l’initiative Origine Québec, dont nous avions parlé dans notre billet «Vins du Québec, un avenir prometteur – suite et fin », a été un franc succès. Le problème est que le volet financier impliquait une subvention aux vignobles pour leur permettre de vendre leurs bouteilles à moindre prix à la SAQ, afin de maintenir les profits de celle-ci. Ceci n’a d’ailleurs rien d’anormal, puisque la plupart des pays producteurs subventionnent leurs vignobles.

    Ce premier numéro de 2016 est bien sûr le moment de vous transmettre tous nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année : santé, bonheur et prospérité, mais aussi beaucoup de bonnes bouteilles tout au long de l’année. Nous allons d’ailleurs vous en recommander plusieurs chaque semaine.

    Une autre tradition de cette période est celle des prédictions de tendances pour l’année à venir. Marc-André Gagnon, du site Vin Québec, et Marie-Hélène Boisvert, l’éternelle apprentie sommelière, s’y sont risqués avant moi. Comme plusieurs de ces tendances sont une continuation de l’évolution en cours, je vais plutôt vous parler de quelques changements qui me semblent se pointer à l’horizon.

    Au nom de toute l’équipe d’HippoVino, je vous souhaite une excellente période des Fêtes, avec un très joyeux Noël et une merveilleuse fin d’année 2015.

    Profitez-en pour déboucher de bonnes bouteilles et n’hésitez pas à utiliser les plus de 500 fiches de vin du site HippoVino pour vous guider dans vos choix. Sur chaque fiche vous trouvez les liens vers le site du producteur, la fiche technique, les critiques qui en ont parlé ainsi que vers l’endroit où vous le procurer, que ce soit à la SAQ, chez le producteur pour certains produits québécois ou encore via l’agence pour les importations privées.

    Vous pouvez également fouiller dans les plus de 200 articles du blogue HippoVino pour obtenir des suggestions ou simplement en apprendre plus sur le merveilleux monde du vin.

    Le dernier livre de Jacques Orhon s’intitule Le Vin Snob et contient nombre de propos à la fois décapants et amusants sur ceux qu’il appelle «les parvenus du bouchon.» Aujourd’hui, je viens de lire une chronique de Claude Langlois, qui fait remarquer que ces fameux snobs ne sont pas légion dans son entourage, même s’il en croise quelquefois. Pourtant, s’il y a une complainte que j’entends très souvent, c’est bien «le vin, c’est une affaire de snobs.»

    Le problème est sans doute que le mot snob est très relatif. Nous sommes tous le snob (et le quétaine) de quelqu’un d’autre. Si vous lisez HippoVino Hebdo, je suis prêt à parier que la majorité des buveurs de vins d’épicerie vous jugent snob… Inversement, si vous croisez un buveur de Dom Pérignon, vous le classerez sans doute dans la catégorie « buveur d’étiquette », qui n’est rien d’autre qu’une forme commune de snobisme vinicole.