HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    Le dernier livre de Jacques Orhon s’intitule Le Vin Snob et contient nombre de propos à la fois décapants et amusants sur ceux qu’il appelle «les parvenus du bouchon.» Aujourd’hui, je viens de lire une chronique de Claude Langlois, qui fait remarquer que ces fameux snobs ne sont pas légion dans son entourage, même s’il en croise quelquefois. Pourtant, s’il y a une complainte que j’entends très souvent, c’est bien «le vin, c’est une affaire de snobs.»

    Le problème est sans doute que le mot snob est très relatif. Nous sommes tous le snob (et le quétaine) de quelqu’un d’autre. Si vous lisez HippoVino Hebdo, je suis prêt à parier que la majorité des buveurs de vins d’épicerie vous jugent snob… Inversement, si vous croisez un buveur de Dom Pérignon, vous le classerez sans doute dans la catégorie « buveur d’étiquette », qui n’est rien d’autre qu’une forme commune de snobisme vinicole.

    La période festive qui s’annonce est l’occasion de manger plus que d’habitude mais aussi de boire davantage de vin, donc plein de bonnes choses. C’est également un moment privilégié pour les bulles et en particulier pour les champagnes.

    HippoVino va donc s’adapter à ce merveilleux programme et publier plusieurs nouvelles fiches de vins sélectionnés en conséquence dans les 3 prochaines semaines. Il y en aura pour tous les budgets, des vins économiques pour quand on a beaucoup d’invités, et des plus chers pour quand on veut se gâter. Nous allons également continuer sur le blogue la série de nos billets « vins pour fêter », commencée l’an dernier, en compagnie d’éminents blogueurs invités.

    La conférence sur le climat, à Paris, fait les manchettes en ce moment. C’est un bon moment pour rappeler que vin et climat sont très liés. La grande cause des variations dans les vins, d’un millésime à l’autre, est la différence de conditions météorologiques. De plus, un des caractères les plus spécifiques de tout terroir vinicole est son micro-climat. En Bourgogne, on utilise le mot Climats pour décrire les grands terroirs.

    Inversement, la culture de la vigne est, comme toute activité humaine, une source de pollution et influence donc, dans une certaine mesure, les changements climatiques dont il est question à la COP21. Peut-être en raison des liens mentionnés plus haut, cette question préoccupe indéniablement les viticulteurs depuis plusieurs années.

    Je l’avoue, j’ai l’esprit de contradiction très développé. La chronique de Jacques Benoit de cette semaine s’intitulant « Éloge de la capsule à vis », me voici au créneau pour défendre le bouchon de liège. Pourtant, hier encore, je participais à une dégustation où plusieurs bouteilles ont souffert d’un problème de goût de bouchon. Suis-je donc maso ou un indécrottable traditionnaliste? Sur ce point, je vais vous laisser décider, mais voici mon point de vue.

    C’est une des grandes traditions de la Bourgogne, la fameuse vente de charité des Hospices de Beaune. Cette année la 155e édition aura lieu dimanche prochain le 15 novembre.

    L’hôpital Hôtel-Dieu de Beaune a été créé en 1443 pour soigner gratuitement les infirmes, malades et indigents de la région. Dès 1457, il a commencé à recevoir des dons de vignes et son domaine viticole s’étend aujourd’hui sur 60 hectares dont 85 % sont des premiers ou grands crus bourguignons.