HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    La question des prix du vin au Québec revient régulièrement dans les médias. Cette semaine c’est le Vérificateur Général du Québec qui épingle le monopole qu’elle accuse de ne pas obtenir le meilleur prix auprès de ses fournisseurs.

    Elle note fort justement que la commande gouvernementale de verser un montant de dividendes en hausse est en contradiction avec la recherche de bas prix. Pour livrer la marchandise au Ministre des Phynances (non, ce n’est pas une faute d’orthographe, plutôt un clin d’oeil à Alfred Jarry), elle doit maintenir des prix de ventes plus élevés. En raison de sa politique de majoration, notre VG prétend qu’elle préfèrerait donc payer certains vins plus chers pour les revendre encore plus chers.

    Une expression surtout utilisée en France, d’où l’utilisation d’un terme anglais, mais il faut avouer que cela se dit mieux que « démolition de Bordeaux » par exemple. Bon, de quoi s’agit-il?

    En France, les bordelais se sentent victimes d’un déluge de propos dénigrant leurs cuvées. On leur reproche de les vendre à un prix beaucoup trop élevé, ou au contraire d’inonder la grande distribution de produits bas de gamme, ou encore de produire des grands crus de qualité médiocre, quand ce n’est pas d’avoir vendu leur âme à Robert Parker. Finalement, quand on ne trouve rien de mal à dire sur un vin de Bordeaux, on lui balance le qualificatif d’ennuyeux.

    Le sujet a fait l’objet d’intenses discussions entre chroniqueurs de vin dernièrement. Certains dénoncent une pratique qui fait monter le prix de certaines bouteilles et les rend inaccessibles au commun des mortels. D’autres trouvent logique qu’on puisse par exemple acheter du Bordeaux en primeur, pour le revendre avec un profit quelques années plus tard.

    Tout d’abord, il faut bien comprendre que très peu de vin augmentent réellement de valeur avec le temps. Si vous achetez une bouteille quelconque à moins de 30 $ et essayez de la revendre, vous vous rendrez vite compte qu’il n’y a guère de profit en vue.

    C’est la triste nouvelle du jour. Après la grêle de la semaine dernière, plusieurs vignobles français, notamment en Bourgogne et dans la Loire, ont été endommagés cette nuit par le gel printanier.

    Les vignerons craignaient ce risque, car l’hiver avait été extrêmement doux et les bourgeons se sont développés plus tôt que d’habitude. Il est évidemment trop tôt pour évaluer les conséquences précises sur la future récolte, mais les aléas climatiques sont un facteur sur lequel les producteurs n’ont guère de contrôle et qui peuvent les affecter de manière catastrophique.

    Le concours A.S.I. de Meilleur Sommelier du Monde 2016 s’est terminé hier à Mendoza en Argentine. Le grand gagnant est le suédois Jon Arvid Rosengren, sommelier au restaurant Charlie Bird à New-York. C’est donc lui qui aura son nom gravé sur le prestigieux Moët & Chandon Silver Trophy.

    Il a devancé deux français. David Biraud, chef sommelier du restaurant "Sur mesure par Thierry Marx" à Paris, représentait la France alors que sa compatriote Julie Dupouy, du restaurant The Greenhouse à Dublin, était en lice pour son pays d’adoption, l’Irlande.