HippoVino Hebdo

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    Une expression surtout utilisée en France, d’où l’utilisation d’un terme anglais, mais il faut avouer que cela se dit mieux que « démolition de Bordeaux » par exemple. Bon, de quoi s’agit-il?

    En France, les bordelais se sentent victimes d’un déluge de propos dénigrant leurs cuvées. On leur reproche de les vendre à un prix beaucoup trop élevé, ou au contraire d’inonder la grande distribution de produits bas de gamme, ou encore de produire des grands crus de qualité médiocre, quand ce n’est pas d’avoir vendu leur âme à Robert Parker. Finalement, quand on ne trouve rien de mal à dire sur un vin de Bordeaux, on lui balance le qualificatif d’ennuyeux.

    Le sujet a fait l’objet d’intenses discussions entre chroniqueurs de vin dernièrement. Certains dénoncent une pratique qui fait monter le prix de certaines bouteilles et les rend inaccessibles au commun des mortels. D’autres trouvent logique qu’on puisse par exemple acheter du Bordeaux en primeur, pour le revendre avec un profit quelques années plus tard.

    Tout d’abord, il faut bien comprendre que très peu de vin augmentent réellement de valeur avec le temps. Si vous achetez une bouteille quelconque à moins de 30 $ et essayez de la revendre, vous vous rendrez vite compte qu’il n’y a guère de profit en vue.

    C’est la triste nouvelle du jour. Après la grêle de la semaine dernière, plusieurs vignobles français, notamment en Bourgogne et dans la Loire, ont été endommagés cette nuit par le gel printanier.

    Les vignerons craignaient ce risque, car l’hiver avait été extrêmement doux et les bourgeons se sont développés plus tôt que d’habitude. Il est évidemment trop tôt pour évaluer les conséquences précises sur la future récolte, mais les aléas climatiques sont un facteur sur lequel les producteurs n’ont guère de contrôle et qui peuvent les affecter de manière catastrophique.

    Le concours A.S.I. de Meilleur Sommelier du Monde 2016 s’est terminé hier à Mendoza en Argentine. Le grand gagnant est le suédois Jon Arvid Rosengren, sommelier au restaurant Charlie Bird à New-York. C’est donc lui qui aura son nom gravé sur le prestigieux Moët & Chandon Silver Trophy.

    Il a devancé deux français. David Biraud, chef sommelier du restaurant "Sur mesure par Thierry Marx" à Paris, représentait la France alors que sa compatriote Julie Dupouy, du restaurant The Greenhouse à Dublin, était en lice pour son pays d’adoption, l’Irlande.

    Le concours A.S.I. de Meilleur Sommelier du Monde 2016 commence vendredi à Mendoza en Argentine. Le Canada (et bien sûr le Québec) sont représentés par la talentueuse Élyse Lambert qui marche allégrement sur les traces de la grande Véronique Rivest.

    Élyse a déjà participé à ce concours en 2010 et a depuis décroché le titre de Master Sommelier, une première pour le Québec. Pour l’avoir croisée dans quelques dégustations, je peux vous dire que c’est une personne d’une grande amabilité et d’une grande simplicité. Pour la connaître un peu mieux, je vous recommande cette belle entrevue de Patrick Désy sur le blogue Méchants Raisins.

    On voit souvent apparaître dans la presse des articles sensationnalistes tels que celui-ci : Pourquoi distinguer un grand vin d'une piquette est très compliqué. Les thèses développées dans ces articles sont que la dégustation est une vaste fumisterie car on a montré qu’on pouvait pousser des gens (qui n’y connaissent rien) à dire qu’un vin était très bon en leur faisant croire qu’il était très cher. Quant au point de vue des experts, il serait nul car ils ne sont jamais d’accord entre eux.

    La fumisterie est en fait dans les articles en question. Effectivement, comme ils doutent beaucoup d’eux-mêmes, les gens qui ne connaissent pas le vin peuvent être facilement influencés et amenés à dire des stupidités à son sujet. Par contre, tous les cours de dégustation montrent que, lorsqu’ils sont placés dans un contexte détendu et qu’on leur explique les principes de base sans les influencer, ils se découvrent des qualités de dégustateur qui les surprennent.