HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    Le rendement d’un vignoble est en général mesuré en quantité de vin produite par surface de vigne, l’unité habituelle étant le nombre d’hectolitres par hectare. En lisant sur le vin, vous aurez certainement trouvé des commentaires vantant les vignobles à faible rendement et présentant ce facteur comme un indice de qualité universel.

    En effet, si on stimule une vigne pour produire de gros grains de raisin, ceux-ci contiendront une grande quantité d’eau et produiront un vin nettement moins goûteux que si on a limité le rendement et récolté de petits grains concentrés en sucre et en saveurs. Par contre, les comparaisons entre des vignobles différents ne doivent pas se limiter à leurs nombres d’hl/ha car plusieurs facteurs interviennent.

    Quand on parle des vins d’Argentine, on évoque surtout ceux faits de malbec. C’est réduire tout un pays à un seul vin, un peu comme si la France était seulement le pays du Bordeaux. J’ai eu le plaisir d’assister hier à l’événement Cambalache, L’Argentine du nord au sud, organisé par Wines of Argentina. Ce fut l’occasion d’élargir mes horizons et je vous invite à en faire autant, car ça vaut la peine.


    Dans mes surprises, du très bon cabernet franc et plusieurs cuvées de syrah dont je vous parlerai bientôt sur le blogue. Mais je tiens à souligner également le nombre de bons cabernet-sauvignon à prix abordable produits par les argentins. Une sérieuse concurrence pour le Chili sur les marchés internationaux. Un exemple vaut mille mots, il y en a un dans nos vins de la semaine.

    L’année 2017 est décidément marquée par les aléas météorologiques. Après les graves épisodes de gel et de grêle qui ont durement frappé les vignobles français, italiens et espagnols, au point d’en diminuer sérieusement le volume de production, c’est au tour de la Californie de faire face à une vague de chaleur intense en pleine période de vendange. N’oublions pas non plus la sécheresse et les gigantesques incendies qui ont touché le Chili au début de l’année.

    Bref, 2017 est marquée par le climat. Certes, les épisodes exceptionnels de froid ou de chaleur ne datent pas d’hier, lisez cet article si vous avez besoin de vous en convaincre. Par contre, les viticulteurs sont au premier rang pour constater la réalité du changement climatique. L’avancée des dates de vendanges en est un bel exemple, cliquez ici pour un diagramme l’illustrant fort bien. Mais les implications vont bien au-delà de ces ajustements au calendrier.

    Oui, je sais, ce n’est pas un beau chiffre rond, mais c’est aujourd’hui qu’on a envie de souligner qu’HippoVino Hebdo existe depuis le 11 mars 2015. Depuis cette date historique, on vous abreuve de nouvelles chaque semaine, sauf pendant de (trop) brèves périodes de vacances. Le blogue HippoVino avait commencé un an plus tôt et fêtait hier son 379ème article tandis que le site HippoVino atteignait 926 fiches de vin et 2415 liens vers leurs critiques/notes de dégustation.

    Il y a deux semaines, on vous faisait part ici-même de l’optimisme retrouvé par certains vignerons de l’hexagone. Après le gel et les autres aléas printaniers, l’été s’était plutôt bien passé et les vendanges s’annonçaient sous de meilleurs auspices.

    Les vendanges sont maintenant commencées mais les difficultés sont de retour. Canicule dans certaines régions, un dur épisode de grêle dans le bordelais, plus précisément dans les Graves et d’autres menaces de grêle ailleurs. Il y aura aussi de la pluie, vecteur de maladies de la vigne, pour compliquer encore davantage la tâche des vignerons.