HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    La nouvelle du jour est incontestablement l’acquisition d’un second domaine bordelais par le milliardaire chinois Jack Ma, le Château Perenne, en Blaye Côtes de Bordeaux. Les riches chinois achètent des vignobles à Bordeaux depuis plusieurs années, plus exactement depuis que le vin rouge est devenu très à la mode dans leur pays. La différence est que cette acquisition démontre le démarrage d’un plan de commercialisation basé sur le e-commerce.

    En France, les vignobles viennent de subir une incroyable séquence de sévices reliés à la température. On vous avait déjà parlé du gel qui a fortement endommagé les vignobles de Loire et de Bourgogne en avril. Au début de Mai, un premier épisode de grêle a fait de nouveaux dommages sur la région de Chablis. Fin Mai, cette même région a connu un autre déluge de grêle qui, cette fois-ci, s’est aussi abattu sur la région de Cognac ainsi que sur Madiran et certaines parcelles du bordelais, puis sur le Beaujolais. Dans les derniers jours, de fortes pluies ont inondé certaines parcelles de vignes.

    La question des prix du vin au Québec revient régulièrement dans les médias. Cette semaine c’est le Vérificateur Général du Québec qui épingle le monopole qu’elle accuse de ne pas obtenir le meilleur prix auprès de ses fournisseurs.

    Elle note fort justement que la commande gouvernementale de verser un montant de dividendes en hausse est en contradiction avec la recherche de bas prix. Pour livrer la marchandise au Ministre des Phynances (non, ce n’est pas une faute d’orthographe, plutôt un clin d’oeil à Alfred Jarry), elle doit maintenir des prix de ventes plus élevés. En raison de sa politique de majoration, notre VG prétend qu’elle préfèrerait donc payer certains vins plus chers pour les revendre encore plus chers.

    Une expression surtout utilisée en France, d’où l’utilisation d’un terme anglais, mais il faut avouer que cela se dit mieux que « démolition de Bordeaux » par exemple. Bon, de quoi s’agit-il?

    En France, les bordelais se sentent victimes d’un déluge de propos dénigrant leurs cuvées. On leur reproche de les vendre à un prix beaucoup trop élevé, ou au contraire d’inonder la grande distribution de produits bas de gamme, ou encore de produire des grands crus de qualité médiocre, quand ce n’est pas d’avoir vendu leur âme à Robert Parker. Finalement, quand on ne trouve rien de mal à dire sur un vin de Bordeaux, on lui balance le qualificatif d’ennuyeux.

    Le sujet a fait l’objet d’intenses discussions entre chroniqueurs de vin dernièrement. Certains dénoncent une pratique qui fait monter le prix de certaines bouteilles et les rend inaccessibles au commun des mortels. D’autres trouvent logique qu’on puisse par exemple acheter du Bordeaux en primeur, pour le revendre avec un profit quelques années plus tard.

    Tout d’abord, il faut bien comprendre que très peu de vin augmentent réellement de valeur avec le temps. Si vous achetez une bouteille quelconque à moins de 30 $ et essayez de la revendre, vous vous rendrez vite compte qu’il n’y a guère de profit en vue.