HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    Comme nous l’avions expliqué dans notre billet « Vins du Québec, un avenir prometteur », il est difficile d’amener le raisin à parfaite maturité au Québec. Ce qui est un gros handicap pour la production de vins rouges charpentés est en même temps une opportunité pour la production de vins mousseux. En effet, dans ce cas, on récolte des raisins moins mûrs pour avoir un taux d’alcool inférieur après la première fermentation et pour favoriser la prise de mousse (la création des bulles lors de la seconde fermentation).

    L’élaboration de vins mousseux québécois est donc parfaitement logique. Personnellement, j’ai déjà dit sur le blogue tout le bien que je pensais du Mousseux Brut du Domaine de l’Orpailleur. Lors de ma visite à la Fête des vendanges Magog-Orford en septembre dernier, j’ai aussi pu goûter au Sélection Blanc de Blancs Brut du vignoble le Cep d'Argent et je l’ai également bien apprécié.

    On le sait depuis quelques semaines, mais c’est aujourd’hui où les prix de 1600 vins ont baissé de 0.50 $, afin de diminuer les écarts avec le monopole ontarien, la LCBO. Selon l’analyse du site Vin Québec, il y a maintenant 622 vins à moins de 15 $ sur les tablettes de la SAQ, un chiffre équivalent au début de 2014.

    Comme il sera bientôt possible de commander les vins d’une province à l’autre via Internet, un équilibrage des prix entre les différents monopoles est fort logique. Par contre, si cela signifie une baisse pour les vins de moins de 20 $ à la SAQ, il faut s’attendre à une hausse pour les vins plus chers, ceux-ci étant actuellement vendus à des prix plus élevés en Ontario, en règle générale.

    Dans mon billet « Questions et réponses sur les vins bios », j’avais écrit que ceux-ci ne sont pas nécessairement meilleurs au goût. Il y a quelque temps, une étude américaine a prétendu le contraire en s’appuyant sur une comparaison des notes données par les critiques. Que doit-on en conclure?

    La réponse n’est pas simple, car le nombre de variables qui influent sur la qualité du vin est énorme et il est impossible d’en séparer une seule. Je maintiens qu’il existe des contre-exemples de vins bios qui ne sont pas bons et de vins traditionnels qui sont excellents. Il ne suffit donc pas de travailler en bio pour faire du bon vin.

    On vous avait parlé des intempéries dans les vignobles français et de leurs conséquences, une production en baisse marquée. D’autres pays ont aussi été touchés, notamment l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud. Malgré la légère hausse en Espagne, la production totale de vin devrait baisser de 5% environ, ce sera une des plus faibles récoltes des 20 dernières années.

    Une des conséquences à prévoir est une hausse des prix, mais il y aura aussi certainement des impacts commerciaux importants. Certains pays ou certaines régions, dont la production a augmenté ou très peu baissé, vont occuper l’espace laissé par les autres. On devrait donc voir plus de vins espagnols et italiens sur les tablettes.

    En France, la chaîne d’épiceries Intermarché a lancé une promotion de vins à seulement 0.89 euro la bouteille, avec un rouge, un blanc et un rosé. Précisons que le prix normal de ces vins est de 2.99 euros mais que le prix promotion peut être obtenu avec une remise sur la carte de fidélité du magasin. Ce sont des vins espagnols achetés en vrac et embouteillés en France, donc semblables aux vins de dépanneur au Québec.

    Selon le critique du magazine Rayon-Boissons, le rosé serait un assez bon vin et les deux autres plutôt moyens, quoique sans défaut grave. Si ces vins étaient vendus au Québec, on les paierait autour de 12 $, incluant les frais d’importation, la majoration de notre monopole et toutes les taxes.

    On entend de plus en plus parler de la Chine dans les nouvelles du monde du vin. Les milliardaires chinois achètent des châteaux bordelais. La surface de vignes plantées en Chine est la deuxième au monde. La Chine est aussi devenue le premier importateur de vins de Bordeaux. Bref, le pays le plus peuplé du monde est devenu très important dans le monde vinicole.

    Malgré tout cela, les chinois étaient encore vus par les occidentaux comme des clients intéressants mais peu connaisseurs. Coup de tonnerre cette semaine !