HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    Les français sont plutôt chauvins en matière viticole. Ils ont d’ailleurs raison d’être fiers de leur production nationale, qui est appréciée dans le monde entier. Mais comme le montrent les statistiques de ventes en grande distribution, représentant plus de 80% du marché hexagonal, les vins étrangers de qualité sont en hausse de 29%. Les consommateurs français ont donc soif de vins du monde.

    On remarque d’ailleurs que la grande exposition Vinexpo Bordeaux consacrera une soirée spéciale aux vins espagnols de grands domaines en 2017. Les médias du vin prennent note et commencent à parler des autres pays, mais bien timidement. Souvent ils se limitent à parler des vignerons français qui ont investi ailleurs ou à comparer des cuvées étrangères aux plus grands crus français.

    Pour tous nos lecteurs, on vous souhaite une excellente année 2017 remplie de bons moments agrémentés de tout plein de grands vins ! Mais comment se passera-t-elle pour le monde du vin?

    Il y aura de bonnes choses, notamment parce que la SAQ a décidé de resserrer ses prix et d’ajouter des bouteilles à prix modiques. On verra aussi les bouteilles de vins du Québec arriver sur les étagères de nos épiceries où elles fourniront une alternative très bienvenue à l’offre actuelle, en particulier pour les vins blancs.

    C’est à la fois une période joyeuse, très animée et un moment où on vit de nombreuses contraintes. Les bons vins sont d’excellents compagnons pour ces festivités et nous nous efforçons de vous en recommander pour en profiter au maximum, autant ici que sur le blogue ou les réseaux sociaux Facebook et Twitter. En suivant le hashtag #HippoVinoFete, vous trouverez nos suggestions et celles de nos blogueurs invités.

    C’est un moment historique pour la viticulture mondiale. Le grand groupe français Moët Hennessy, spécialisé dans les cuvées très haut de gamme, vient de mettre en marché le premier millésime d’un vin cultivé en Chine.

    La cuvée Ao Yun est un cabernet sauvignon provenant d’un vignoble de 30 hectares situé à plus de 2200 mètres d’altitude, sur les contreforts de l’Himalaya. Le domaine est dirigé par un vigneron français renommé mais bien sûr travaillé par une main d’œuvre locale. On n’a pas goûté au vin et il se vendra sans doute principalement en Chine. Pourquoi est-il important?

    J’ai emprunté ce titre à celui d’une conférence du professeur d’œnologie à l’Université de Bordeaux Gilles de Revel. Le titre réfère au livre du grand oenologue bordelais Émile Peynaud dont Jacques Benoit parlait souvent. M. Peynaud a apporté une énorme contribution au développement de la dégustation analytique et à une vision plus scientifique du vin. Celle-ci se développe encore de nos jours grâce aux nombreuses analyses et études effectuées dans les centres de recherche œnologiques en France, aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

    Oui, on entend et on lit tellement de préjugés sur tel ou tel type de vin, que beaucoup de critiques commencent par une phrase exprimant la surprise du dégustateur. La dernière en date concernait les malbecs d’Argentine, dont la plupart ne ressemblent pourtant pas au cliché du gros rouge lourdaud et hyper-boisé qui nous est martelé si souvent.

    Ces préjugés ridicules touchent de nombreux vins du Nouveau Monde, ceux d’Argentine que j’ai cités plus haut, les rouges du Chili et leurs supposées saveurs végétales, les cabernets de Californie surpuissants, etc… Ils assombrissent aussi certaines appellations françaises moins nobles pour les puristes, comme le Muscadet ou le Madiran. Pour d’autres, c’est la technique du vigneron qui fait foi de tout, hors de la biodynamie, rien que de la piquette !