HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    On vous avait parlé des intempéries dans les vignobles français et de leurs conséquences, une production en baisse marquée. D’autres pays ont aussi été touchés, notamment l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud. Malgré la légère hausse en Espagne, la production totale de vin devrait baisser de 5% environ, ce sera une des plus faibles récoltes des 20 dernières années.

    Une des conséquences à prévoir est une hausse des prix, mais il y aura aussi certainement des impacts commerciaux importants. Certains pays ou certaines régions, dont la production a augmenté ou très peu baissé, vont occuper l’espace laissé par les autres. On devrait donc voir plus de vins espagnols et italiens sur les tablettes.

    En France, la chaîne d’épiceries Intermarché a lancé une promotion de vins à seulement 0.89 euro la bouteille, avec un rouge, un blanc et un rosé. Précisons que le prix normal de ces vins est de 2.99 euros mais que le prix promotion peut être obtenu avec une remise sur la carte de fidélité du magasin. Ce sont des vins espagnols achetés en vrac et embouteillés en France, donc semblables aux vins de dépanneur au Québec.

    Selon le critique du magazine Rayon-Boissons, le rosé serait un assez bon vin et les deux autres plutôt moyens, quoique sans défaut grave. Si ces vins étaient vendus au Québec, on les paierait autour de 12 $, incluant les frais d’importation, la majoration de notre monopole et toutes les taxes.

    On entend de plus en plus parler de la Chine dans les nouvelles du monde du vin. Les milliardaires chinois achètent des châteaux bordelais. La surface de vignes plantées en Chine est la deuxième au monde. La Chine est aussi devenue le premier importateur de vins de Bordeaux. Bref, le pays le plus peuplé du monde est devenu très important dans le monde vinicole.

    Malgré tout cela, les chinois étaient encore vus par les occidentaux comme des clients intéressants mais peu connaisseurs. Coup de tonnerre cette semaine !

    On apprend aujourd’hui que 2 millions d’hectolitres de vins de Bordeaux ont été exportés en 12 mois (de juin 2015 à juin 2016). Ce n’est pas un record en soi car les faibles récoltes liées à la météo des derniers millésimes ont diminué les volumes produits, mais cela représente quand même près de 2.5 milliards de dollars (CAD).

    Les vins de Bordeaux sont donc encore et toujours fort appréciés des consommateurs du monde entier. Malgré, ou devrais-je-dire à cause, de ce succès, plusieurs restaurants se targuent de n’avoir aucun Bordeaux sur leur carte. Il y a bien sûr des cas où c’est très logique, des restaurants italiens ou espagnols qui proposent exclusivement des vins de ces pays par exemple. Ou encore des bars à vin axés sur la découverte de nouveautés, qui misent sur les cuvées très originales.

    Nous l’avons déjà dit, il n’est pas indispensable de suivre des cours pour apprécier le vin, si vous aimez en boire, cela suffit. Nous avons aussi publié 10 conseils pour découvrir le vin simplement pour aider les débutants. Par contre, de plus en plus de personnes souhaitent développer davantage leurs connaissances du vin et les cours de dégustation sont parfaitement adaptés pour cela.

    Le magazine français Terre de Vins vient d’ailleurs de lancer, en collaboration avec le célèbre sommelier Jacques Orhon, l’école de vin EOVINO qui donnera des cours de dégustation dans 14 villes de France. Une très belle initiative car, même si de nombreux québécois sont persuadés que tous les français sont des connaisseurs, 60% des français se déclarent néophytes en matière de vin.

    En plus des défis météorologiques qui ont causé bien des soucis aux vignerons de l’hexagone en 2016, les vignobles français sont menacés par plusieurs maladies de la vigne. Ce sont notamment la flavescence dorée, une maladie mortelle, le court-noué, un virus qui affaiblit fortement la vigne et réduit sa productivité. Il y a également les maladies du bois comme l’esca, contre laquelle on disposait d’un remède désormais interdit en raison de sa forte toxicité.

    Heureusement, l’ensemble de la profession semble se mobiliser sérieusement face à ces fléaux et plusieurs méthodes sont à l’essai pour enrayer les maladies. On ne se fie plus seulement à la recherche de produits phytosanitaires miracles. Espérons pour les vignerons que les résultats ne se fassent pas trop attendre. D’ici là, encourageons-les en buvant leurs cuvées !