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    C’est vrai dans tous les domaines du secteur alimentaire, les consommateurs ont soif de transparence. Et c’est un sujet sur lequel le monde du vin est à la traîne. Oui, il existe des appellations contrôlées en France et dans plusieurs autres pays, mais cela ne résout pas tout.

    D’une part, on trouve encore trop de bouteilles dont l’origine est peu claire. Les vignerons du sud de France se plaignent de voir des vins espagnols déguisés en cuvées françaises. Certains états américains, par exemple le Texas, permettent d’inclure des raisins d’autres provenances sans en faire mention. C’est aussi le cas des vins «Cellared in Canada» ou des «British Wines» dont nous vous avions parlé sur le blogue. Dans nos succursales SAQ, on trouve des vins importés en vrac et embouteillés au Canada, sans qu’il en soit fait mention. C’est tout simplement inacceptable.

    Tout comme l’an dernier, la fin de l’hiver a été très douce en France et la croissance des vignes a trois semaines d’avance dans plusieurs régions. Malheureusement, cela signifie aussi que les bourgeons qui viennent d’éclore risquent d’être détruits par le gel si une vague de froid arrive.

    Une des tendances du monde du vin est à la découverte de nouveaux cépages, variétés autochtones ou vieux plants oubliés. Après un déferlement planétaire de cabernet, chardonnay et sauvignon, c’est rafraîchissant de goûter à des vins vraiment différents.

    Mais la lecture d’un billet d’Hervé Lalau, « Cépages oubliés – et parfois, c’est tant mieux! » vient nous rappeler que tout ce qui est ancien ne donne pas nécessairement de grands crus. Par contre, il est très délicat de relier les défauts d’un vin à son seul cépage. On ne manque pas d’exemples récents où des cépages longtemps jugés minables sont réapparus sous un jour nouveau, lorsque vinifiés par des vignerons qui savent y faire. Un exemple avec le savatiano grec dont nous parlons plus loin.

    Avec le début du printemps, c’est aussi le début des Primeurs de Bordeaux pour le millésime 2016. Cette activité permet aux spécialistes de goûter et évaluer des vins qui ne seront prêts que beaucoup plus tard et aux négociants de placer d’avance des commandes à un prix privilégié.

    C’est donc un moment intensément commercial, mais c’est aussi une première opportunité pour comprendre le millésime en gestation. Les résultats des dégustations ne sont pas encore connus, mais les commentaires des oenologues, tels ceux de Stéphane Derenoncourt dans le Figaro, sont enthousiastes.

    Le millésime 2015 a donné d’excellents résultats dans le Beaujolais, c’est même presque un euphémisme. L’excellence a aussi dopé les résultats en matière de ventes, avec une hausse des exportations vers le Royaume-Uni de plus de 12% et même plus de 30% pour les fameux crus du Beaujolais.

    Les efforts de revalorisation de cette belle appellation sont ainsi justement récompensés. On trouve en ce moment plusieurs Beaujolais 2015 sur les tablettes de nos SAQ, nous vous encourageons à les essayer pour vous convaincre de leur qualité.