HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    C’est à la fois une période joyeuse, très animée et un moment où on vit de nombreuses contraintes. Les bons vins sont d’excellents compagnons pour ces festivités et nous nous efforçons de vous en recommander pour en profiter au maximum, autant ici que sur le blogue ou les réseaux sociaux Facebook et Twitter. En suivant le hashtag #HippoVinoFete, vous trouverez nos suggestions et celles de nos blogueurs invités.

    C’est un moment historique pour la viticulture mondiale. Le grand groupe français Moët Hennessy, spécialisé dans les cuvées très haut de gamme, vient de mettre en marché le premier millésime d’un vin cultivé en Chine.

    La cuvée Ao Yun est un cabernet sauvignon provenant d’un vignoble de 30 hectares situé à plus de 2200 mètres d’altitude, sur les contreforts de l’Himalaya. Le domaine est dirigé par un vigneron français renommé mais bien sûr travaillé par une main d’œuvre locale. On n’a pas goûté au vin et il se vendra sans doute principalement en Chine. Pourquoi est-il important?

    J’ai emprunté ce titre à celui d’une conférence du professeur d’œnologie à l’Université de Bordeaux Gilles de Revel. Le titre réfère au livre du grand oenologue bordelais Émile Peynaud dont Jacques Benoit parlait souvent. M. Peynaud a apporté une énorme contribution au développement de la dégustation analytique et à une vision plus scientifique du vin. Celle-ci se développe encore de nos jours grâce aux nombreuses analyses et études effectuées dans les centres de recherche œnologiques en France, aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

    Oui, on entend et on lit tellement de préjugés sur tel ou tel type de vin, que beaucoup de critiques commencent par une phrase exprimant la surprise du dégustateur. La dernière en date concernait les malbecs d’Argentine, dont la plupart ne ressemblent pourtant pas au cliché du gros rouge lourdaud et hyper-boisé qui nous est martelé si souvent.

    Ces préjugés ridicules touchent de nombreux vins du Nouveau Monde, ceux d’Argentine que j’ai cités plus haut, les rouges du Chili et leurs supposées saveurs végétales, les cabernets de Californie surpuissants, etc… Ils assombrissent aussi certaines appellations françaises moins nobles pour les puristes, comme le Muscadet ou le Madiran. Pour d’autres, c’est la technique du vigneron qui fait foi de tout, hors de la biodynamie, rien que de la piquette !

    Comme nous l’avions expliqué dans notre billet « Vins du Québec, un avenir prometteur », il est difficile d’amener le raisin à parfaite maturité au Québec. Ce qui est un gros handicap pour la production de vins rouges charpentés est en même temps une opportunité pour la production de vins mousseux. En effet, dans ce cas, on récolte des raisins moins mûrs pour avoir un taux d’alcool inférieur après la première fermentation et pour favoriser la prise de mousse (la création des bulles lors de la seconde fermentation).

    L’élaboration de vins mousseux québécois est donc parfaitement logique. Personnellement, j’ai déjà dit sur le blogue tout le bien que je pensais du Mousseux Brut du Domaine de l’Orpailleur. Lors de ma visite à la Fête des vendanges Magog-Orford en septembre dernier, j’ai aussi pu goûter au Sélection Blanc de Blancs Brut du vignoble le Cep d'Argent et je l’ai également bien apprécié.

    On le sait depuis quelques semaines, mais c’est aujourd’hui où les prix de 1600 vins ont baissé de 0.50 $, afin de diminuer les écarts avec le monopole ontarien, la LCBO. Selon l’analyse du site Vin Québec, il y a maintenant 622 vins à moins de 15 $ sur les tablettes de la SAQ, un chiffre équivalent au début de 2014.

    Comme il sera bientôt possible de commander les vins d’une province à l’autre via Internet, un équilibrage des prix entre les différents monopoles est fort logique. Par contre, si cela signifie une baisse pour les vins de moins de 20 $ à la SAQ, il faut s’attendre à une hausse pour les vins plus chers, ceux-ci étant actuellement vendus à des prix plus élevés en Ontario, en règle générale.