HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    Pour la troisième fois depuis le mois de novembre, le monopole d’état québécois a diminué le prix de ses 1600 vins les plus courants. Avec cette baisse de 50 cents, ces vins sont 1.40 $ moins chers qu’au début de l’automne. L’objectif de parité avec les prix pratiqués à la LCBO, le monopole ontarien, est maintenant fortement réduit ou pratiquement atteint. Une bonne nouvelle pour les consommateurs québécois.

    Comme il avait été précisé lors de la première annonce, ces diminutions correspondent à des diminutions des coûts d’opération et sont, par conséquent, associées à des réductions de personnel. Ces dernières sont bien entendu dénoncées par les syndicats d’employés. Il fallait pourtant s’y attendre puisque les analyses externes avaient montré que la SAQ avait en proportion plus d’employés que son pendant de l’Ontario.

    Le 14 février est un incontournable pour les restaurants, les commerces de détail et bien entendu pour toutes les personnes en couple. Quels vins choisir pour souligner cette occasion? Ma recommandation est de commencer par demander à votre conjoint(e) ce qu’il souhaite boire. S’il ou elle décide de vous retourner la balle, voici quelques pistes pour vous guider.

    Cette semaine c’était le salon Millésime bio à Marseille. C’est aussi l’occasion de publier des données plus à jour sur ce mode de production. On a donc appris qu’en 2015 il y avait en France 5176 vignobles bio représentant 68 565 hectares de vignes. La croissance des ventes en grande distribution a atteint 14 % en 2016 alors que ce n’est pas le marché traditionnel pour ce type de vin.

    Au Québec le commerce du vin est une chose très compliquée. Il nous a d’ailleurs fallu trois billets pour l’expliquer à nos lecteurs français ! Cette complexité est reliée à un tissu de nombreuses lois dont plusieurs peuvent être qualifiées d’archaïques. Ainsi, jusqu’au mois dernier, il était permis de vendre en épicerie des vins embouteillés au Québec, mais il fallait que ce soit des vins importés en vrac. Les vins provenant des vignes du Québec et pourtant embouteillés ici viennent tout juste de faire leur apparition sur les rayons de nos épiciers.

    Les français sont plutôt chauvins en matière viticole. Ils ont d’ailleurs raison d’être fiers de leur production nationale, qui est appréciée dans le monde entier. Mais comme le montrent les statistiques de ventes en grande distribution, représentant plus de 80% du marché hexagonal, les vins étrangers de qualité sont en hausse de 29%. Les consommateurs français ont donc soif de vins du monde.

    On remarque d’ailleurs que la grande exposition Vinexpo Bordeaux consacrera une soirée spéciale aux vins espagnols de grands domaines en 2017. Les médias du vin prennent note et commencent à parler des autres pays, mais bien timidement. Souvent ils se limitent à parler des vignerons français qui ont investi ailleurs ou à comparer des cuvées étrangères aux plus grands crus français.

    Pour tous nos lecteurs, on vous souhaite une excellente année 2017 remplie de bons moments agrémentés de tout plein de grands vins ! Mais comment se passera-t-elle pour le monde du vin?

    Il y aura de bonnes choses, notamment parce que la SAQ a décidé de resserrer ses prix et d’ajouter des bouteilles à prix modiques. On verra aussi les bouteilles de vins du Québec arriver sur les étagères de nos épiceries où elles fourniront une alternative très bienvenue à l’offre actuelle, en particulier pour les vins blancs.