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    Le résultat de l’élection française de dimanche dernier aura un impact direct sur le monde du vin dans l’hexagone. Au-delà des qualités de dégustateur d’Emmanuel Macron, qui ont fait les délices du magazine Decanter, il a prononcé des paroles très claires au magazine Terre de Vins comme « Le vin, c’est l’âme française.» La loi Macron avait d’ailleurs assoupli la loi Evin, qui limite énormément la promotion des boissons alcoolisées et est fréquemment décriée par les vignerons.

    Les mots « changements climatiques » sont synonymes de nombreux défis pour les années à venir. Certains préfèrent les nier mais c’est un autre débat. Les viticulteurs, tout comme la plupart des cultivateurs, y sont déjà confrontés. Pour eux, il n’y a pas de débat, seulement une recherche de solutions. Les problèmes liés au mûrissement précoce ou aux maladies de la vigne sont jugés menaçants, mais on n’avait pas vraiment vu venir les dégâts des gelées de printemps.

    Le gel à cette période de l’année n’est pas une nouveauté, mais comme la croissance des vignes est maintenant très avancée en avril, les dégâts deviennent très graves. Cette année, la récolte 2017 est massacrée dans plusieurs vignobles européens, en France mais aussi en Suisse, en Italie et même en Espagne.

    C’est vrai dans tous les domaines du secteur alimentaire, les consommateurs ont soif de transparence. Et c’est un sujet sur lequel le monde du vin est à la traîne. Oui, il existe des appellations contrôlées en France et dans plusieurs autres pays, mais cela ne résout pas tout.

    D’une part, on trouve encore trop de bouteilles dont l’origine est peu claire. Les vignerons du sud de France se plaignent de voir des vins espagnols déguisés en cuvées françaises. Certains états américains, par exemple le Texas, permettent d’inclure des raisins d’autres provenances sans en faire mention. C’est aussi le cas des vins «Cellared in Canada» ou des «British Wines» dont nous vous avions parlé sur le blogue. Dans nos succursales SAQ, on trouve des vins importés en vrac et embouteillés au Canada, sans qu’il en soit fait mention. C’est tout simplement inacceptable.

    Tout comme l’an dernier, la fin de l’hiver a été très douce en France et la croissance des vignes a trois semaines d’avance dans plusieurs régions. Malheureusement, cela signifie aussi que les bourgeons qui viennent d’éclore risquent d’être détruits par le gel si une vague de froid arrive.

    Une des tendances du monde du vin est à la découverte de nouveaux cépages, variétés autochtones ou vieux plants oubliés. Après un déferlement planétaire de cabernet, chardonnay et sauvignon, c’est rafraîchissant de goûter à des vins vraiment différents.

    Mais la lecture d’un billet d’Hervé Lalau, « Cépages oubliés – et parfois, c’est tant mieux! » vient nous rappeler que tout ce qui est ancien ne donne pas nécessairement de grands crus. Par contre, il est très délicat de relier les défauts d’un vin à son seul cépage. On ne manque pas d’exemples récents où des cépages longtemps jugés minables sont réapparus sous un jour nouveau, lorsque vinifiés par des vignerons qui savent y faire. Un exemple avec le savatiano grec dont nous parlons plus loin.