HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    Le prestigieux vignoble bordelais paraît souvent complexe aux néophytes car on y retrouve plusieurs systèmes de classification. Commençons par la base, les appellations d’origine contrôlée (AOC) sont semblables partout en France. Elles sont basées sur l’emplacement géographique du vignoble et sur un ensemble de règles encadrant les pratiques de viticulture et de vinification. Au sommet, on trouve les Grands Crus Classés, aussi prestigieux qu’inabordables. Au niveau intermédiaire, nous avons déjà parlé des seconds vins sur le blogue, mais dans les appellations du Médoc, on trouve aussi un classement de crus bourgeois, qui distingue des vins de grande qualité.

    Pourquoi le vin est-il un sujet sur lequel les médias se sentent le droit d’écrire totalement n’importe quoi? Soupir… En tout cas, l’article du Daily Mail qui prétend, témoignages à l’appui, qu’on peut perdre près de 3 kilos en 3 semaines grâce à un verre de vin avant d'aller se coucher, mérite un trophée de journalisme minable.

    Si vous lisez les détails, on parle tout simplement de remplacer des collations très caloriques par une coupe de vin. Car oui, il y a des calories dans le vin, Hippovino vous a même fourni le moyen de les calculer, on parle de 85 à 110 calories par 100 ml. Donc, effectivement si vous remplacez d’autres consommations plus caloriques par une coupe de vin, vous diminuerez votre apport calorique. Si votre niveau d’activité physique fait alors que vous brûlez plus de calories que vous en avalez, vous maigrirez. Mais ceci est vrai pour tout aliment, le vin n’a strictement rien à voir là-dedans !

    Cette semaine, Claude Langlois, le critique vin du Journal de Montréal, racontait sur son blogue une dégustation de plusieurs millésimes de Petrus, un des grands crus bordelais les plus célèbres et aussi un des plus chers. Les millésimes en question étaient les 1980, 1987, 1988, 1989, 1992, 1993, 1994 et 1995, donc des vins dans la fleur de l’âge pour un tel cru. Pour référence, le 1989 coûte actuellement autour de 4,200 $ sur le marché.

    Le Prosecco, une meilleure valeur que le Champagne : C’est le résultat d’un sondage réalisé auprès des consommateurs britanniques. Même si leur perception est que la qualité du Champagne est supérieure, ils trouvent le prix du Prosecco très intéressant. C’est ce qu’on appelle en marketing le «good enough», le produit qu’on reconnaît comme inférieur mais dont le prix est plus attrayant et dans la période actuelle, c’est souvent une offre gagnante. Le Prosecco est justement parmi les mousseux les moins coûteux, notamment parce que sa seconde fermentation est réalisée en cuve et non en bouteille. Inversement, les producteurs de Champagne ont des contraintes qui font monter leur coût de production, comme nous l’avions expliqué dans le billet : Le champagne coûte cher, pourquoi donc? Habituellement, il y a place pour les 2 marchés, plusieurs acheteurs choisissent avant tout en fonction du prix, mais pour d’autres, c’est la qualité qui prime. Est-ce vrai pour les bulles, l’avenir nous le dira.

    Le site wine-searcher vient de publier sa liste annuelle des 50 vins les plus chers du monde. Parmi ceux-ci, on trouve une forte majorité de vins de Bourgogne. En fait, c’est quasiment un monopole, puisqu’ils occupent 41 places sur 50. Les exceptions viennent de Moselle (3), du Rhône (1), de Bordeaux (2), de Californie (1), de Champagne (1) et d’Australie (1). Le meilleur mosellan est 4ème, un Ermitage 10ème, le californien 14ème de peu devant Petrus 16ème, tandis que Krug place son champagne en 22ème place. Il y a 39 vins rouges et 11 blancs. Le vigneron Henri Jayer, décédé en 2006, a 4 vins dans la liste, dont le premier et le troisième, succès posthume.

    Plusieurs des sujets qui ont animé le monde du vin au Québec dans les dernières semaines concernaient la composition chimique des vins. On a parlé du taux d’alcool, des sulfites et abondamment du sucre résiduel. Ce dernier est d’ailleurs maintenant affiché sur le site de la SAQ, qui imite ainsi sa voisine ontarienne, la LCBO. Dans tous les domaines reliés au secteur alimentaire, la transparence est une tendance lourde, car jugée prioritaire par les consommateurs. Le vin n’y échappe pas et c’est très bien ainsi. Nous allons d’ailleurs ajouter le taux de sucre sur les nouvelles fiches de vin du site Hippovino, et compléter les fiches plus anciennes lorsque nous faisons des mises à jour.