HippoVino Hebdo

Voici les éditions précédentes de l'infolettre HippoVino Hebdo. Les vins et les infos vineuses de la semaine.

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    L’Australie vient de porter plainte à l’Organisation Mondiale du Commerce à propos de la vente des vins au Canada. Leur colère concerne les facilités d’accès aux consommateurs pour les cuvées produites ici, qui peuvent contourner les monopoles auxquels sont limités les vins étrangers. Par exemple, ici les vins du Québec peuvent être vendus par les producteurs directement aux épiceries. Les producteurs américains ont d’ailleurs protesté en octobre dernier pour les mêmes raisons.

    La période des Fêtes de fin d’année est celle où on consomme le plus de vins effervescents. Si les champagnes ont réussi à garder la tête haute – nous en avions parlé en décembre « La beauté des champagnes » – ils font néanmoins face à une compétition de plus en plus forte.

    Dans les bulles alternatives, les Cavas espagnols (plus précisément catalans, mais il y a quelques exceptions) sont particulièrement intéressants. On y trouve une offre variée et complète, avec des bouteilles bons marché de fort belle qualité comme notre vin de la semaine, mais aussi toute une gamme de prix et de qualité, dont certains très bons produits haut de gamme.

    En débutant ce millésime 2018, l’équipe HippoVino vous souhaite une bonne et heureuse année avec bien sûr beaucoup de bons vins à déguster. Mais en parlant de millésime, le lancement récent du nouveau vin Penfolds Grange G3, un rouge qui assemble 3 millésimes différents, a amené son lot de questions. La plus fréquente est « est-ce le seul vin de ce type?»

    La réponse est non. Il y a bien sûr les champagnes non millésimés, qu’on appelle aussi Brut sans année, qui contiennent des vins de réserve des années précédentes. Les Sherry et la plupart des Portos de type Tawny sont également des assemblages de plusieurs millésimes.

    Plusieurs spécialistes le disent ouvertement, les champagnes n’ont jamais été aussi bons qu’en ce moment. Après les aléas qui ont accompagné la production massive planifiée pour les célébrations de l’an 2000 et face à la montée en gamme des mousseux d’autres régions et pays, l’ensemble de la filière champenoise a mis résolument le cap sur la qualité. Le travail dans les vignes est plus soigné que jamais, les dates de vendanges sont planifiées avec une meilleure précision, la qualité des raisins s’en ressent, celle des vins clairs également.

    C’est la région viticole la plus célèbre du monde et ses grands crus sont tellement en demande que leurs prix ont atteint des sommets inabordables pour le commun des mortels. Malgré ou en raison de cela, les Bordeaux ont traversé une période de dénigrement intense, ce que les français ont appelé le Bordeaux Bashing, et ils ont disparu des cartes de plusieurs restaurants et de bien des cavistes européens.

    Heureusement, les modes changent. La période du retour en grâce est commencée. Robert Parker n’est plus là, mais ce sont les jeunes sommeliers de New-York qui ont repris le flambeau. N’oublions pas non plus la création de la Cité du Vin et les développements intenses de l’œnotourisme et de la gastronomie régionale qui l’ont accompagnée.